Quelles activités pour récupérer ?

Le concept de la récupération active est issu de la pratique sportive. Le temps passé à la Parenthèse est rythmé par l'alternance des temps de repos et d'activité. Chaque résident est libre de s'engager dans les activités de son choix; il y a néanmoins quelques incontournables. La progressivité est un élément essentiel du parcours de récupération. Ci-dessous, quelques activités de ressourcement typiques du parcours que nous proposons.

Le vieux presbytère dispose d'un jardin exceptionnel et d'un potager très actif en saison, avec nombres de plantes officinales. C'est une activité privilégiée, à haut pouvoir relaxant, une occasion de se reconnecter avec la nature, d'exposer son corps au contact des éléments, d'observer les phénomènes du vivant, de se projeter dans le temps, de vivre à l'extérieur. Nous ne sommes pas "naturopathes" et nous ne faisons pas de calins aux arbres (vous pouvez, toutefois...), mais nous apprenons à les connaître, à les observer, à les entretenir. Taille, tonte, semis, scarification, déserbage : les plantes vous rendront votre investissement au centuple.

Fréquenter les brocantes le week-end est une activité qui s'est imposée d'elle-même. En Brie, chaque village en organise au moins deux par an et c'est la fête : ça tombe bien, à la Parenthèse au vert, on essaye aussi de tenir à distance les tentations et les excès de la société de consommation, ses impacts publicitaires permanants, son esthétique faussée. La Parenthèse s'équipe presque exclusivement en brocante, ce qui permet de réduire les coûts de séjour considérablement tout en s'inscrivant dans une perspective de valorisation et de réutilisation des biens, de respect des fondamentaux de la planète.

La marche est une activité tout à fait adaptée à l'état de la plupart des résidents. La vallée du petit Morin dispose de plusieurs centaines de kilomètres de sentiers et d'un patrimoine naturel remarquable. Pratiquée avec progressivité et régularité, cette activité est aussi une occasion privilégiée d'observer la nature, de vivre au contact des éléments, de parler, de penser positivement, d'accumuler une fatigue physique qui permet de retrouver l'appétit et le sommeil. Dans la mesure du possible, chaque journée débute par une promenade de 30 à 45 minutes. L'observation attentive de la nature, de la faune et de la flore est aussi une occasion de rompre avec un mode de vie essentiellement urbain, qui est souvent la toile de fond du burn out.

La balnéothérapie, l'aquagym, la nanation sont des activités pratiquées au moins trois fois par semaine mais les résidents disposent d'un abonnement qui leur permet de se rendre au centre nautique de Coulommiers aussi souvent qu'ils le souhaitent. Ils y disposent d'un espace balnéothérapie et d'animations pour apprendre à le mettre à profit : spa, sauna, hammam et jets divers. L'effet relaxant est très efficace et complète parfaitement les autres activités d'extérieur.

La Parenthèse ne serait pas ce qu'elle est sans nos amis les animaux (ci-contre, une photo de Princesse, mascotte des lieux, recueillie il y a 4 ans et qui veille sur la tranquillité des résidents). Mais, il y a aussi un poulailler, un couple de tortues et bien sûr de très nombreux oiseaux et divers animaux de jardin, des écureuils aux hérissons, en passant par les amphibiens et les reptiles, lézards variés, grosses couleuvres, insectes de toutes sortes. La biodiversité est encore une réalité ici. Les résidents peuvent venir avec leur animal, il sera bien accueilli. Il faut nourrir ce petit monde, s'en occuper, apprendre à les connaître et gagner leur affection.

La gymnastique inspirée du mouvement Pilate (du nom de son inventeur, au début du XXème siècle) est la plus adaptée à la restauration des fonctions physiques essentielles : posture, respiration, équilibre, concentration. Ce type de gymnastique peut être effectué ace un matériel très modeste et les ateliers, d'environ 30 minutes, ont lieu en extérieur, avec un spécialiste diplômé, dès que possible. Les pilates permettent de renforcer les "piliers internes" du corps, le dos et l'abdomen. Ils aident les résidents à retrouver au fil des séances, énergie et tonicité. Le stress lié au burn out a provoqué tensions et contractures de nombreux faisceaux musculaires. En début de parcours, les résidents apprennent à les étirer, à entretenir leur dos, qui a souvent été le premier à souffrir du surmenage.

La méditation, telle qu'elle est pratiquée au centre ne ressemble pas aux cours enregistrés pour les smartphones. Une pratique régulière (souvent une initiation pour beaucoup de résidents) favorise le contrôle d'un esprit surchauffé et emballé par le stress, débordé par des émotions négatives. Mais, à travers le travail sur la respiration, sur l'appétit, c'est aussi le contrôle du corps et le retour à l'équilibre qui se met en place au fil des semaines. Gestion du stress, appaisement de certaines douleurs, réduction de l'anxiété, stimulation du cerveau : les effets positifs sont en rapides. Ce n'est pas une activité obligatoire mais presque tous les résidents participent, la participation est une affaire de motivation, de capacité à valoriser ce travail

Avec le burn out, l'équilibre alimentaire a souvent été malmené. Une attention particulière est donc portée à la nutrition et à la préparation en commun des repas, temps d'échange et de convivialité. Retrouver de l'intérêt pour la satisfaction d'un besoin aussi essentiel est un objectif à prendre en compte en priorité. Une partie de la nourriture est cultivée sur place, les menus sont élaborés en commun, avec une sensibilisation à la qualité nutritionnelle : aliments bio dans la mesure du possible, jours végétariens, priorités aux achats locaux et aux produits des fermes voisines.

Le groupe que constitue la communauté est régulé par des entretiens individuels au moins hebdomadaires et aussi par les prises de paroles au sein du groupe de soutien. Le groupe fonctionne sur le mode du peer mentoring, c'est à dire que les résidents plus proches du terme de leur parcours apportent une guidance spécifique au moment de l'intégration et dans les passages difficiles. La participation au groupe est une occasion de retrouver l'envie de tisser des liens avec ses pairs autour d'un même objectif.

Le passage par la Parenthèse est aussi une occasion privilégiée de traiter les addictions de toutes sortes (alcool, tabac, cannabis, antidépresseurs, antidouleurs, écrans et réseaux sociaux....) qui ont souvent joué un rôle dans l'effondrement du burn out. Tout problème de toxicomanie doit être parlé AVANT le séjour, effectué dans ce cas sous contrat de sevrage. Le centre peut mobiliser un addictolgue très compétent et que les résidents vont voir avec plaisir. Toutefois, les addictions lourdes ne peuvent être prises en charge. Il existe des communautés spécifiques pour ce type de situation.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© La clinique du burn-out

Appel

Email